Tout le monde veut prendre sa place…
Sébastien a 45 ans. Postier, il sillonne les routes du Beaujolais, et c’est à cette occasion qu’il a croisé les pas d’une famille d’accueil de chiens guides, à Chenas (69).
De cette rencontre est née une envie d’aider notre association.
Curieux, féru de culture générale, de visites culturelles et de musées, Sébastien lit aussi beaucoup et de tout, comme il le dit lui-même.
Très vite, il commence à s’intéresser aux jeux télévisés, d’autant qu’il s’aperçoit qu’il connait un grand nombre de réponses aux questions posées. Et il se prend au jeu 🙂
9° plus grand gagnant de l’histoire du jeu « Tout le monde veut prendre sa place », il a aussi brillé dans « Slam », « Questions pour un champion », ou encore « Les 12 coups de midi ».
Ses 113 victoires au jeu télévisé « Tout le monde veut prendre sa place » et une 9° place sur le podium, lui ont valu un ticket d’entrée pour participer au « Quiz des champions » diffusé le samedi 20 avril 2024.
A cette occasion, Sébastien a affronté 10 joueurs parmi les plus remarquables de l’histoire des jeux télévisés en France, toutes chaines confondues.
L’enjeu : Remporter 20.000€ pour une Association de son choix.
Celui de Sébastien, s’est porté sur l’Association de Chiens guides d’Aveugles de Lyon et du Centre-Est.
Si Sébastien n’a pas remporté le challenge, il a donné à notre association une couverture médiatique qu’elle n’aurait pu espérer puisque l’émission a été regardée par près de 2,5 millions de téléspectateurs ; et cela n’a pas de prix pour une petite association comme la nôtre.
Un grand merci à Sébastien, à qui à qui l’Association est infiniment reconnaissante pour cette visibilité !
Nous sommes d’autant plus fiers que contrairement à d’autres candidats, qu’il gagne ou qu’il perde, Sébastien fait de chaque challenge un véritable jeu, et de chaque rencontre une nouvelle opportunité d’apprendre et de tisser des liens.
Merci aussi pour cet état d’esprit.
Portrait : Martial Herrscher, éducateur et bien plus !

30.20.60- Il ne s’agit pas de la date de naissance de Martial Herrscher, mais du nombre d’années passées au sein de l’association. Cette année, Martial qui vient de fêter ses 60 ans, célèbre également 30 ans au service de l’Association, 30 ans, pour l’amour des chiens guides, qui le lui rendent bien ! Quant à la troisième date, on vous laisse deviner !
Faire preuve de ténacité
Si pour Martial, être éducateur de chien guide était une évidence, son parcours est très différent de ceux de nos éducateurs d’aujourd’hui. Explications :
C’est à la suite d’un emploi comme préparateur en panneaux publicitaires, où il laissera 3 doigts dans un accident de travail qu’en 1991, à une époque où ce métier est encore peu, voire pas connu, il est formé par un membre du GIGN en tant que « maître-chien, dresseur, éleveur ». Celui-ci lui confirme ses aptitudes pour le métier et lui conseille de se mettre à son compte. Ce qu’il fait, partant du postulat que « ce qu’il fait avec son propre chien, il peut le faire pour d’autres ». Mais il reste quelques étapes à franchir : Son premier statut sera celui de « dresseur de chevaux » (celui de « dresseur de chien » n’existe pas encore) à côté d’une activité plus alimentaire. En effet, en véritable « couteau suisse » Martial enchaîne les missions d’intérim en usine la nuit pour lui laisser du temps pour s’occuper de ses clients.
Ensuite les opportunités apparaissent lors du tournoi de foot du jeudi de l’ascension à Cibeins, la première rencontre avec l’Association, alors située à Clermont-Ferrand, dans les locaux proches de l’actuel Cesecah. C’est à l’issue d’un baptême d’une semaine que Martial est embauché. D’abord comme animalier, puis pour faire le lien avec les familles d’accueil qui élevaient alors seules les chiots de 2 à environ 18 mois.
Il intègre en 1995 –grâce à Monsieur Manin– la formation d’éducateur, dont il sortira diplômé en 1998.
Sur les traces de la bande à Brenot
Animalier, éducateur, directeur technique, puis à nouveau éducateur, il se découvre des talents d’animateur et part sur les routes, avec Jean-Paul Péres, jusqu’à 3 week-ends par mois pour faire des démonstrations, le micro à la main pour faire la promotion des chiens-guides. Et il aime ça ! L’émulation qui se crée galvanise toute l’équipe, dynamisant de facto l’association.
Bénéficiaire du premier chien guide de l’école, issu de l’école de Nice puisqu’il n’y avait pas d’éducateur encore à Cibeins, Jean-Claude Brenot mène la danse de cette « bande de potes » constituée de Martial, Jean-Paul Pérez, Daniel Manin, alors président de l’école, et bien d’autres qui les rejoindront.
Une joyeuse équipe qui, sous le statut associatif, assure la promotion de l’école de chiens guides de Lyon, la faisant rayonner dans toute la région. Toute l’équipe vient travailler avec plaisir. Une véritable entraide se crée entre les membres. Inutile de les solliciter pour des animations, des dépannages… La solidarité, l’entraide sont de mise dans cette équipe qui s’apparente plus à un club qu’à une entreprise.
L’évolution vers une structure plus grosse
Et l’association grossit, se professionnalise, modifiant un peu les missions et les relations entre les uns et les autres.
Partir ? Rester ? La variété des tâches qui lui sont proposées, son affection pour les chiens et sa mission envers les déficients visuelles encouragent Martial à rester et, en 2023, il renoue avec le tutorat et encadre Adeline Thévenet et Adeline Scerri , monitrices récemment arrivées au sein de l’association.
Une expérience gratifiante et fluide car les trois compères parlent le même langage, obtenant ainsi des résultats rapides dans l’éducation des chiots….
Vers une retraite bien méritée ?
Prévue dans les quelques années avenir, Martial se pose la question de la repousser légèrement s’il retrouve le plaisir stimulant de l’éducation telle qu’il l’a connue. Or il se pourrait bien que le tutorat et la coopération avec les deux « Adeline » contribue à refaire de son métier un plaisir. À suivre….
Conclusion éclair !
Mon meilleur souvenir
La bande à Brenot et les 15 premières années.
Mon pire souvenir
L’arrivée de l’éducation positive qui a scindé l’équipe et surtout la façon dont elle a été amenée. Cela m’a coûté mon poste de directeur technique. Pourtant il y a des éléments positifs dans la méthode et cela plaît au public et à la société de manière générale. Heureusement cela commence à changer…
Ma principale qualité (outre la ténacité)
La résilience.
Mon axe de progression
Être moins impacté par ce que les autres pensent ou disent de moi alors que j’ai simplement une façon de faire différente.
Mes remerciements
Ils vont en tout premier lieu à Monsieur Manin à qui je dois tout, mon embauche, mon entrée en formation alors que je n’avais pas le niveau requis par la fédération, mon statut au sein de l’association, sa stimulation à me faire commenter notre action lors des démonstrations et son soutien moral en toute circonstance.
Aux autres membres du bureau, Messieurs Brenot, Gouttenoire, Laurent, Defer, Bouis et Peres, Muriel et Denise Royer ainsi qu’à toutes les familles, les bénévoles, tous les déficients visuels et pour finir à Eva ma femme qui a su acceptée (malgré elle) tous ses temps passés hors de la maison pour promouvoir le chien-guide. Merci.
Cet article est initialement paru dans notre magazine Partenaires numéro 55.
La flamme olympique portée par une représentante de l’association

Sabrina, notre responsable de la délégation de la Nièvre (58) fait partie des 10 000 relayeurs privilégiés à avoir porté la flamme des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.
Sabrina a participé aux côtés d’une vingtaine d’autres personnes au relais collectif de la fédération de triathlon de Franche-Comté à Besançon ayant eu lieu le mardi 25 juin.
Pour cette étape comme pour ses entrainements et compétitions de triathlon, Sabrina n’est pas accompagnée par son chien guide Oxbow mais par une guide.
Les relayeurs ont sur 400 mètres chorégraphié les 3 étapes du triathlon tout d’abord en imitant les mouvements de nage, ils ont ensuite enfourché leurs vélos (en tandem pour Sabrina et sa binôme) puis terminé leur relais en courant.
Sabrina a vécu ce moment magique sous les yeux de ses proches et d’une équipe de supporters de l’Association de Chiens Guides d’Aveugles de Lyon et du Centre-Est venus l’encourager !
Vous pouvez retrouver quelques images de cette étape en vidéo ici
400° CHIEN POUR L’ACGALCE
Le jeudi 20 juin 2024 dans les salons de l’Hôtel de Ville de Lyon, l’Association de Chiens Guides de Lyon et du Centre-Est (ACGALCE) a remis son 400° chien à Pascal Dolgopoloff, maître-chien guide. Il s’agit de Squid, une femelle labrador noire et vive, qui succède à Jekyll qui coule désormais une retraite heureuse, grâce aux soins de Colette Tiltay, infirmière, qui l’a pris sous son aile.
Autour de ce binômes, étaient présents tous ceux qui ont, pendant deux ans, contribué à l’éducation de Squid : Les salariés de l’association bien sûr, les bénévoles aussi, mais surtout la famille d’accueil, qui a socialisé Squid dès son plus jeune âge, et son éducateur Martial Herrscher, qui l’a éduqué jusqu’à ses 2 ans.
Avant la remise, le président de la FFAC, Michel Rosseti, celui de l’ACGALCE, Roland Donzelle, Gauthier Chapuis, adjoint au maire de Lyon, en charge du bien-être animal, et Steve Martinez, responsable accessibilité TER AURA à la SNCF, ont débattu de la place du chien guide dans la ville, avec pour ambition partagée, une cité plus inclusive, au service de tous.
Un thème porteur pour l’association puisque parmi les 4 piliers qui sous-tendent le développement de celle-ci, on retrouve :
- Redonner de l’autonomie à la personne déficiente visuelle,
- Favoriser son insertion sociale, professionnelle et citoyenne,
- Sensibiliser le public à la déficience visuelle et à l’aide animalière,
- Former à la mobilité, à l’accessibilité tant physique que numérique.
Puis vint le temps de la remise elle-même, plus solennelle, où chaque maillon de cette chaine de solidarité qui se crée autour du binôme Maitre-Chien-Guide/Chien-Guide a pu témoigner de son expérience, mais aussi de la place que prennent ces animaux dans leur vie, même si c’est de façon temporaire, comme dans le cas des familles d’accueil.
Merci à Ghislaine et Christophe Reffo pour avoir accueilli Squid dans ce contexte.
Enfin, avant le cocktail, la cérémonie s’est terminée sur le temps des remerciements ; avec une mention toute particulière pour la Fondation SNCF, qui a fait un don à l’association grâce à l’action de Sandrine Boine, elle aussi famille d’accueil.
Ainsi qu’au Lions Club Part-Dieu-Brotteaux qui a remis via son président Denis Maquin, un chèque de 3000€ à l’Association, fruit de la vente de lumignons réalisée en décembre dernier. Depuis de nombreuses années, les membres de ce Lions Club nous soutiennent dans le financement de nos chiens-guides. Un grand merci, pour cette fidélité envers notre association !
Socket recherche sa famille pour la vie !

Mise à jour : Socket a été adoptée !
Socket, née le 29 juillet 2021, est une jeune femelle labrador noire de bientôt trois ans. Dynamique, elle a besoin de courir pour se défouler et elle adore jouer, surtout lorsqu’il s’agit de rapporter les jouets qu’on lui lance. Socket aime aussi les moments câlins et est très docile au quotidien. Elle sait être calme et posée en intérieur.
Initialement destinée à être un chien guide d’aveugle, Socket est très bien éduquée. Elle a un bon rappel en liberté et est sociable avec les humains, enfants et adultes. Elle aime aussi jouer avec ses congénères quand c’est possible. Socket accepte les chats et n’a pas de craintes particulières, elle sait bien s’adapter aux nouveaux environnements et est très bien socialisée, vous pourrez l’emmener de partout avec vous.
Malheureusement, Socket est sujette à quelques allergies printanières qui l’empêchent d’aller au bout de son parcours de chien guide.
Socket recherche aujourd’hui une famille aimante, de préférence dans une maison avec un jardin clos, pour s’occuper d’elle pour de longues années !
Nous recherchons pour elle une famille de préférence dans la Région Rhône-Alpes. Si l’un des membres de la famille est vétérinaire cela serait un véritable atout pour pouvoir s’occuper de Socket de la meilleure des façons. Nous privilégierons aussi les missions de soutien médico-sociale (personne travaillant dans un EHPAD, centre de rééducation, enfant souffrant d’un trouble du spectre autistique, etc..).
LE NUMÉRO 56 DU MAGAZINE PARTENAIRES EST EN LIGNE !
Un « Oreo » à la cantine !
Des biscuits à la cantine ? Rien de bien extraordinaire, me direz-vous ?
Et pourtant, jeudi 7 mars, c’est un Oréo un peu particulier qui guidait son maitre à travers les tables de la cantine de l’école HEP, sur le campus René Cassin à Lyon 9°, sous le regard attendri des étudiants.
Car Oréo est un chien 🙂
Un adorable labrador noir.
Depuis 6 ans déjà, il guide les pas de Virgile, son maitre, déficient visuel, au quotidien, lui redonnant ainsi confiance et autonomie, notamment dans ses déplacements.
Ce jour-là, Oréo et Virgile étaient conviés à un tournage ayant pour objectif de mettre en avant les efforts faits par le campus, pour l’inclusion des personnes, et notamment les personnes en situation de handicap.
En effet, depuis son origine, il y a tout juste 20 ans, le campus René Cassin qui accueille plus de 8.000 étudiants et fédère plus de 25 écoles autour de 13 filières, est animé par les valeurs de l’homme dont il porte le nom.
Diversité, humanisme et engagement
Telles étaient les valeurs et la vision de René Cassin, prix Nobel de la paix et prix des droits de l’homme et des Nations Unies.
Le 20° anniversaire du campus est, pour ses équipes, l’occasion de mettre à nouveau en avant cet ADN et les valeurs fortes qui l’animent.
Sept vidéos seront donc réalisées à cette occasion, chacune illustrant l’un des engagements forts de l’école. A suivre….
A Dijon, une soirée sous le signe de la générosité !
Depuis toujours, la Vue fait partie des grandes causes pour lesquelles les membres du Lions Club se mobilisent au niveau international.
Et le Lions Club de Dijon-Eiffel n’a pas dérogé à la règle cette année encore, avec, entre autres, l’organisation au mois de février de sa 4° soirée des Sports et des Entreprises solidaires, une soirée sous le signe de la générosité.
C’est le renommé château du Clos de Vougeot qu’a choisi le Lions Club de Dijon pour accueillir la manifestation. Un lieu emblématique, pour une soirée de prestige et de reprise, puisque les 3 précédentes éditions de cette manifestation avaient eu lieu avant la COVID19.
Des entreprises Dijonnaises mobilisées
Malgré ces quelques années d’absence, les entreprises de Dijon et de la région ont massivement répondu à l’appel pour soutenir cette année, en lien avec les élus du territoire, deux associations : l’Association Solidarité femmes 21 qui vient en aide aux femmes victimes de violences conjugales, et notre association des Chiens Guides d’Aveugles de Lyon et du Centre-Est qui remet des chiens à des personnes déficientes visuelles.
En amont, dix lots ont été généreusement donnés pour cette occasion par des sportifs de haut niveau et au grand coeur. Ils ont été collectés par le Lions Club Dijon Eiffel, puis mis aux enchères au cours de la soirée ; certains sportifs ayant même créé une petite vidéo pour l’occasion.
Parmi eux, de nombreux maillots -dont l’un ayant appartenu à Nikola Karabatic, handballeur du PSG, un bonnet de bain dédicacé par Florent Manaudou, des gants de boxe confiés par Bilel Latreche et deux tenues de ski, ayant appartenues à Elie Zampin, maitre-chien-guide de notre association.
Savoyard, pendant plus de 20 ans, Elie Zampin a pratiqué le ski nordique et le biathlon handisport, en compétition.
Parmi ses principaux podiums, deux médailles de bronze lors des jeux paralympiques d’Albertville en 1992 d’abord, puis de Nagano au Japon en 1998 ; mais également plusieurs médailles de bronze et d’argent, en championnat d’Europe en 1993, puis du monde, à Crans Montana en 2000.
Les tenues remises généreusement par Elie -incluant bonnet et écharpe pour l’une d’elles- étaient celles qu’il portait lors des jeux paralympiques de Salt-Lake City en 2002.
Plus de 5300€ ont été récoltés, dans la joie et la bonne humeur, lors de cette soirée d’enchères, somme qui sera partagée entre les deux associations.
Merci à tous les donateurs au grand cœur qui ont fait de cette soirée un succès.
Merci au Lions Club Dijon Eiffel pour sa générosité et son engagement sans faille en faveur de la vue et de la déficience visuelle, avec une mention toute particulière pour Dominique Bartucat, Patrick Cochard et Claudine Louis pour leur disponibilité, leur générosité et leur bienveillance.
Nous leur donnons rendez-vous très bientôt pour une sensibilisation en terre Dijonnaise !
Déficience visuelle et culture
En 2022 notre association s’est rapprochée du théâtre de Villefranche sur Saône, à 10 mn du centre d’éducation pour proposer aux familles d’accueil, aux personnes déficientes visuelles , au salariés, aux bénévoles, un temps culturel, de convivialité et de partage, autour de la pièce Hélène K. mise en scène par Elsa Imbert et retraçant la vielle d’Helen Keller.
En 2023, le rapprochement entre les deux structures a pris de l’ampleur, avec la diffusion d’une nouvelle pièce traitant de la déficience visuelle, Les yeux de Taqqi, réalisée par Cédric Revollon, pièce nommée aux Molières du jeune public et racontant l’histoire d’un petit garçon aveugle et de son voyage initiatique.
A cette occasion, en partenariat avec le théâtre, des maitres-chiens-guides, accompagnés de familles d’accueil, de bénévoles, et de leurs chiens bien sûr, ont animé un atelier à destination de deux classes d’écoles primaires de Villefranche, afin de sensibiliser les enfants au handicap que représente la déficience visuelle, et à l’aide précieuse qu’apportent les chiens guides dans leur vie quotidienne.
Ils ont ensuite assisté ensemble à une représentation.
Un véritable lien s’est tissé à cette occasion, et le théâtre a montré sa capacité a créer de la rencontre, pas uniquement avec les arts, mais aussi avec les personnes, retrouvant ainsi sa fonction d’agora.
2024 : Une première pièce en audiodescription
En 2024, le théâtre de Villefranche a fait un pas de plus vers l’inclusion des personnes déficientes visuelles, en proposant une nouvelle pièce, non pas sur le thème de la déficience visuelle, mais en audiodescription. Un pas d’autant plus décisif que les démarches pour doubler un spectacle vivant sont longues et onéreuses, or le théâtre souhaiterait en proposer un ou deux par an.
Une mise en oeuvre complexe
L’audiodescription est un travail fait en direct par un comédien ou un auteur qui s’est doté de cette compétence. Il va d’abord faire un repérage du spectacle en amont, puis un travail sur le script pour identifier les besoins en matière de doublage, tout en respectant l’œuvre. Enfin, il sera présent lors des représentations pour commenter ce qui lui semble pertinent pour une personne déficiente visuelle, depuis la cabine de régie.
Nous sommes loin de la bande audio enregistrée et diffusée dans un casque telle qu’on pourrait l’imaginer. Et c’est bien normal, puisque nous sommes sur du spectacle vivant et que les représentations se suivent mais se ressemblent rarement.
Et s’il existe des financements, ils restent ponctuels. Les structures culturelles publiques peuvent en effet faire des demandes spécifiques auprès de la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) qui dispose d’un fonds spécifique « accessibilité » pour toutes formes de handicap ; cependant, elles sont encouragées à devenir autonome rapidement, y compris sur ce volet.
Pourtant, ce démarches et coûts n’ont arrêté ni Julie Krug, notre interlocutrice, en charge du jeune public, ni ses supérieurs successifs Amélie Casasole et Antoine Gabriel. Et l’équipe a mis aussi en place un dispositif pour les malentendants, témoignant encore une fois ici de son engagement pour un théâtre universel.
Le théâtre de Villefranche est une scène conventionnée, d’intérêt national, avec création, et parmi ses missions figure celle de l’intérêt public. C’est le cœur de son métier, d’où l’importance de traiter de sujes de sociétés, mis aussi de proposer l’accès à la culture pour tous. Le théâtre de Villefranche y est très attentif.
Julie Krug
Dans Icare, la pièce qui a été choisie, mise en scène par Guillaume Barbot et la compagnie Coup de Poker, l’audiodescription sera d’autant plus riche que les décors sont foisonnants et la pièce très visuelle.


















