Zoom sur un territoire, l’Isère
En Isère, sur les traces des chevaliers des Aveugles…
Si le territoire de l’Isère est un peu éloigné du siège de l’Association comme du centre d’éducation de Misérieux, respectivement situés dans le Rhône et l’Ain, il n’en est pas moins un territoire dynamique, grâce à Anne-Marie Lanoix, la responsable, qui a su réunir autour d’elle une équipe de bénévoles engagées.
Anne-Marie peut aussi compter sur la présence d’associations et de clubs services, qui contribuent, chacun à leur manière, au rayonnement de ce département au sein duquel résident quelques maitres-chiens guides répartis entre Grenoble, Meylan, Voiron et la Verpillière.
Ainsi en 2021, un groupe de 10 étudiants de Grenoble Ecole de Management, sous la houlette de Nathalie Brunot, alors présidente du Lions Club Meylan Belledonne se sont lancés un défi : financer un chien guide d’aveugles en 2 ans !
Baptisé « Chevaliers des aveugles » en référence à l’histoire d’Helen Keller, le groupe a enchainé les actions, Nathalie leur tutrice étant à 200% avec eux sur le terrain, selon la devise du Lions Club qui est d’agir là où il y a un besoin.
Arrondi solidaire, repas dans le noir avec un chef, don du sang, réalisation de paquets pour Noël, vente de panettones, collecte de la taxe d’apprentissage… le groupe a, dès la première année, réuni une jolie somme avant de transmettre le projet, en fin d’année scolaire à un deuxième groupe qui a pris la relève, puis à un troisième.
Ensemble, d’année scolaire en année scolaire, ils ont réuni –avec l’aide du Lions Club de Meylan- les 25 K€ qui ont permis le financement de Uno, un labrador noir, remis à la mairie de Meylan en mai 2024 à Marie-Christine Rouch, résidente de la commune.
Une initiative qui a donné des idées à d’autres Isérois. Car dans la foulée, c’est le Lions Club de Voiron, sous la houlette de son président Henri Serret, qui a relevé le gant et proposé de financer, avec son club, l’éducation d’Abou, un jeune labrador sable de 6 mois.
Si le Lions Club, engagé depuis toujours pour la vue est partenaire de notre association depuis sa création, nous tenons à saluer ici deux initiatives :
- Celle des deux clubs qui ont financé deux chiens dans leur intégralité grâce à leur engagement et leur créativité.
- Celle qui a permis d’associer des étudiants au projet et de les sensibiliser, dans le cadre de leurs études au sujet du handicap.
Piloter des projets étudiants n’est pas simple et la temporalité de leurs projets d’études est souvent différente de celle des organisations rendant le suivi long et complexe. Pourtant ils l’ont fait.
Et à ce jour, malgré nos appels, aucune autre grande école de management n’a relevé le gant en région Auvergne Rhône-Alpes.
Nous tenions donc ici à saluer les élèves, leurs encadrants, et les deux Lions clubs mobilisés autour de ces initiatives.
Nous avons hâte de voir Abou cheminer dans les rues de Voiron aux côtés d’une personne déficiente visuelle dont il guidera les pas avec fierté.
Hâte de mettre également en valeur deux associations, qui, à La Verpillière où Anne-Marie, guidée par Lutin, puis par Volt, est connue comme le loup blanc, se sont elles aussi mobilisées, de façon originale, pour contribuer au financement de l’éducation de nos chiens guides.
A suivre…
Marathon du Beaujolais : une mobilisation inédite de 10 chiens guides et de leurs familles
Chaque année, le 3° week-end de novembre, après la sortie du Beaujolais Nouveau, les routes de Villefranche sur Saône et les chemins des villages et vignobles environnants résonnent de cris joyeux et de tenues étranges…
C’est le temps du marathon du Beaujolais et des multiples courses, marches ou trails qui l’accompagnent : semi-marathon, 13 kms, marches plus ou moins longues au profit des cancers féminins, family marathon.
Depuis 3 ans l’Association de Chiens Guides d’Aveugles de Lyon et du Centre-Est se joint à cette manifestation voisine de son centre d’éducation ; une belle occasion de réunir de créer du lien en réunissant de façon festive ses bénéficiaires, ses familles d’accueil, ses salariés, ses bénévoles…
Une mobilisation record pour cette 3° participation
Pour cette 3° année consécutive, pas de marathoniens, mais de nombreux marcheurs puisque 27 personnes et 10 chiens, tout de rose vêtus (enfin presque) ont pris le départ des deux « randos pour elles », soit deux boucles de 6 kms et de 12 kms.
Portant fièrement les oriflammes de l’Association, ils ont profité de ce temps de partage pour s’arrêter dans les différents châteaux qui proposaient des animations et des dégustations, mais aussi pour sensibiliser le public à la mission de l’Association.
Il faut dire que les chiens des bénéficiaires et les chiens en éducation ne pouvaient que susciter curiosité et caresses, même si bébé Atome, un adorable chiot labrador sable –trop petit pour faire la marche- attendait sagement sa famille d’accueil près de l’arrivée.
Sensibiliser à la cause de l’association
Après un passage à Gleizé, Lacenas, Denicé et même Talancé pour les plus courageux, toute l’équipe s’est retrouvée sur la ligne d’arrivée ou le speaker a –à son tour- médiatisé l’association, afin de mieux la faire connaitre des Caladois.
Un soutien précieux, puisque le centre d’éducation de l’association est situé à 10 minutes environ de Villefranche-sur-Saône et recrute régulièrement des familles d’accueil pour contribuer à l’éducation des chiots.
Et si vous aussi vous vous mobilisiez pour les chiens guides d’aveugles ?
Trois chiens-guides au palais de justice de Lyon
Le lundi 17 novembre 2025, trois familles d’accueil de notre association étaient réunies au sein de l’ancien palais de justice de Lyon 5°, avec pour objectif de sensibiliser les personnes préalablement inscrites, au rôle des familles d’accueil dans l’éducation des chiens guides d’aveugles.
Quadruple objectif pour cette intervention initiée par le service Ressources Humaines du Service administratif inter-régional judiciaire de la Cour d’appel de Lyon (SAIR) :
- Faire connaitre le mouvement chiens-guides,
- Intégrer cette intervention dans une démarche de responsabilité sociétale de l’organisation,
- Expliciter le rôle des familles d’accueil dans l’éducation des chiens guides d’aveugles,
- Recruter d’éventuelles familles d’accueil.
Pour ce faire, les familles d’accueil présentes -pour certaines accompagnées de leur chien en cours d’éducation- ont témoigné de leur rôle dans le processus d’éducation ; mais aussi de l’attachement qu’elles éprouvent pour ces animaux promis à une mission sociale. Une mission qui les aide à transcender l’instant de la séparation qu’elles ne manqueront d’éprouver lorsque le chien est remis à une personne déficiente visuelle.
Une séparation à l’image de parents qui verraient leurs enfants s’envoler de leurs propres ailes, avec à la fois une certaine fierté et une certaine nostalgie.
A l’issue de ces témoignages, tous différents, Hichem Houama, déficient visuel et maitre-chien-guide de Romy a lui aussi témoigné du rôle-clé que jouent les familles d’accueil dans la socialisation du chien-guide, et du lien qui se noue aussi, une fois le chien remis à son maitre, entre tous ceux qui ont contribué à son éducation, contribuant par-là à créer une grande chaine de solidarité.
C’est cette grande chaine de solidarité au sein du mouvement chien-guide que l’équipe réunie a souhaité partager avec les personnes présentes.
Merci à Séverine Chaupré d’avoir organisé ce temps. Merci à elle d’avoir été touchée par le travail fait par notre association en faveur des personnes déficientes visuelles, et d’avoir souhaité le partager au sein de son organisation.
Zoom sur 1 binôme : Elie et Jinga
« Avec le chien, tout est simple. Les gens viennent vers toi ! »
Ainsi commence notre échange avec Elie Zampin, haut-savoyard, deux fois médaillé en biathlon aux jeux paralympiques, malvoyant depuis sa naissance, et maitre de chien guide de Jinga.
Le sport a toujours fait partie de la vie d’Elie mais c’est une fois à l’âge adulte qu’il débute l’alpinisme qui l’attire tant (Népal, Pérou, Tanzanie, Kilimandjaro, …) puis le handisport de haut-niveau au hasard d’une rencontre sur les pistes des Saisies.
Elie passe alors 6 mois par an à la Poste, où il est salarié et 6 mois à participer à des compétitions ; Médaillé aux Jeux Olympiques d’Albertville en 1992, puis à Nagano en 1998, il continuera ainsi les compétitions grâce à cette organisation rendue possible par son employeur.
En 2015, sa vue se détériorant et après quelques hésitations, Elie fait une demande de chien-guide à notre association, encouragé par une amie non voyante. Et en 2016, Jinga, son binôme, entre dans sa vie.
C’est un immense bouleversement. Ils s’attachent très vite l’un à l’autre et une complicité s’installe. Dès 2017, ils cheminent ensemble sur les chemins du Queyras, puis en 2018 sur le chemin de Stevenson. Lors de ce périple, ils parcourront ensemble 160 kms depuis Le Puy-en-Velay jusqu’à Florac.
« Elle m’a permis de repartir tout seul en sécurité en montagne » déclare Elie
Le fait que le chien, soit un formidable vecteur de lien social, Elie n’a cessé de le constater au fil de ses déambulations sur les chemins avec Jinga.
« L’attitude des gens était vraiment différente selon que je marchais avec ou sans elle »
C’est donc assez naturellement qu’il prend sa retraite anticipée de la poste à 55 ans, avec l’objectif d’intervenir dans les écoles pour sensibiliser les jeunes à la déficience visuelle et à l’univers du chien-guide.
Sa carrière de sportif (5 participations aux jeux olympiques) lui permet d’intervenir sur de nombreux plans.
Avec les enfants, au sein des établissements scolaires, il fait des démonstrations de tir avec une carabine laser, et –bien sûr-, il vient avec Jinga.
Les enfants sont cash. Ils lui demandent par exemple « Comment tu te laves les dents si tu ne vois pas ? » et posent spontanément de nombreuses questions de bon sens, là où les adultes n’osent pas.
Pour lui, cet exercice est aussi un excellent moyen de leur faire prendre conscience du fonctionnement de leur corps, de leurs émotions, de leurs sens : L’ouïe et la façon dont on peut l’utiliser pour mieux écouter bien sûr, mais aussi l’odorat, le toucher …
C’est aussi une introduction à des sujets comme la proprioception au niveau des pieds, et à tout ce que l’humain développe lorsqu’il perd un sens.
Et ils sont d’excellents d’ambassadeurs.
« Lorsque l’on parle de la déficience visuelle, on permet aux autres de se mettre à notre place. Un peu. Et ainsi de mieux nous comprendre » déclare Elie.
Zoom sur 1 territoire : La Saône et Loire
Chaque mois, dans cette rubrique, nous faisons la lumière sur une opération engagée par l’un ou l’une des responsables des 11 territoires (départements) sur lesquels l’ACGALCE est implantée.
Ce mois-ci, direction la Saône et Loire (71) où notre représentante territoriale, Christelle Vaupré œuvre sans relâche pour faire connaitre l’Association à tous les acteurs de sa ville, Chalon sur Saône, mais aussi à ceux de son département.
Difficile de ne pas repérer Christelle dans cette petite ville de 44.500 habitants.
Accompagnée depuis 2007 par des labradors portant fièrement leur gilet de chien d’assistance, elle est présente sur tous les fronts.
Avec l’aide d’Astuce, de Jazzy, et désormais de Sépia, un labrador sable, avec qui elle arpente les rues de la ville, Christelle a su tisser depuis presque 10 ans une communauté composée de commerçants, d’élus, d’habitants, d’associations qui lui est fidèle, et la soutient dans ses actions tout au long de l’année.
Car si ce qu’elle préfère, ce sont les sensibilisations à la déficience visuelle en milieu scolaire, Christelle a su toucher aussi le cœur d’autres acteurs comme le prouve la réception organisée en son honneur par le maire pour les remises de Jazzy et de Sépia à l’hôtel de ville de Chalon-sur-Saône.
« Animer un territoire, c’est créer des liens » nous dit-elle.
Mais c’est aussi sillonner les rues, les villes, les manifestations, les forums de la vie associative pour faire connaitre le mouvement chien-guides qui l’est peu. C’est aussi prévoir des évènements tout au long de l’année, et faire en sorte qu’ils soient relayés dans la presse locale, via les bons outils de communication.
Et pour cela, Christelle ne manque ni d’énergie, ni d’imagination. Elle s’adapte à chacune de ses parties prenantes.
Ainsi, au fil des mois, on peut trouver dans son agenda :
- La mise en place de cagnottes tournantes, chez les commerçants du centre-ville, qui pratiquent ainsi l’arrondi solidaire et font connaitre notre association,
- L’organisation d’un pique-nique annuel à Macon, au bord de la Saône. Il réunit toutes les parties prenantes de l’univers des chiens guides mais aussi ses homologues des autres départements soit -l’été dernier- 43 personnes et 22 chiens.
- Une intervention, lors de la semaine du handicap au travail, auprès des salariés du magasin Electro-Dépôt de Macon, afin de mieux faire connaitre le chien-guide et la mission de l’Association,
- Ou encore, des interventions auprès des Lions Clubs de la ville, partenaires historiques engagés pour la vue, qui financent régulièrement des chiens-guides.
Pour en savoir plus sur les activités de ce territoire, rendez-vous sur la Facebook de la délégation 71 ou encore au prochain pique-nique, dont la date est déjà fixée au 20 juin 2026.
Photo : Mairie de Chalon sur Saône
Run In Lyon 2025 : une belle démonstration de solidarité
Depuis maintenant deux ans, Viatris France est engagé aux côtés de l’Association de Chiens Guides d’Aveugles de Lyon et du Centre-Est pour soutenir nos missions d’autonomie, d’inclusion et de mobilité des personnes déficientes visuelles.
Ce partenariat se traduit par un apport essentiel : le financement de deux chiens guides, dont l’un est actuellement accueilli au sein de la famille d’un salarié Viatris le temps de sa formation. Il se nourrit également d’initiatives solidaires fortes, comme la participation au Run In Lyon. Retour sur un bel évènement !
Le 6 octobre dernier, cinq de nos maîtres de chiens guides d’aveugle ont ainsi pris le départ de la course, accompagnés chacun par deux collaborateurs bénévoles de Viatris, formant des trinômes soudés et motivés.
Une énergie collective au départ
Ils étaient près de 400 collaborateurs coureurs et supporters Viatris, venus de toute la France et d’Europe, réunis sur la ligne de départ dans une ambiance vibrante et conviviale.
Sous un ciel d’automne idéal, nos participants ont vécu un moment sportif mais surtout humain, marqué par la coopération, la confiance et la solidarité.
Le format en trinôme a favorisé un lien très fort entre les coureurs : un échange permanent, une attention de chaque instant et une belle coordination pour franchir les kilomètres ensemble.
Une collaboration qui fait avancer l’inclusion
Cette mobilisation illustre la force du sport lorsqu’il devient un espace de rencontre, d'inclusion et de dépassement de soi. Au-delà de l’événement sportif, cette action témoigne de l’engagement concret de Viatris pour faire progresser l’inclusion, la diversité et l’autonomie des personnes déficientes visuelles.
Grâce à ce partenariat, nos bénéficiaires peuvent vivre des expériences positives et motivantes, qui renforcent leur confiance en eux et créent des liens précieux. Un immense merci à nos coureurs, pour leur détermination et leur énergie, aux guides bénévoles Viatris, dont l’implication rend ces moments possibles, et à Viatris, pour son engagement fidèle et inspirant.
Cette édition du Run In Lyon restera une magnifique illustration de solidarité en mouvement.
Rendez-vous l’année prochaine pour de nouvelles aventures sportives et humaines !
Ils témoignent : paroles de nos coureurs
Pierre-Marie Micheli
“Nous avons commencé à trois et nous avons fini à trois. Habituellement, la course est un moment individuel mais, cette fois, c’était surtout un beau moment de partage et d’esprit d’équipe que j’ai eu la chance de vivre avec Simon et Amine de Viatris. Je les remercie pour ce moment convivial et j’ai déjà hâte de reprendre la course. Et pourquoi pas le semi-marathon l’année prochaine ?”
Lise Wagner
« Participer aux 10 km du Run in Lyon aux côtés de Marion et Caroline a été une expérience forte bien au-delà de la course elle-même. En tant que personne non-voyante, le véritable défi, c’est la préparation. Il m’est impossible de courir seule. Pendant deux mois, nous nous sommes entraînées toutes les trois, formant une véritable équipe. Nos 72 minutes de course ne représentent que l’aboutissement du chemin parcouru ensemble. »
Mélanie Dandoit
"Une fois n'est pas coutume, le temps d'une course, nous avons troqué nos 4 pattes contre des bipèdes voyants. Une aventure incroyable sous le signe de l'altruisme et de la bienveillance. Faire une course au milieu de tant de valides est toujours l'occasion pour moi de montrer, à qui veut bien le voir et l'entendre, que la différence est une vraie richesse et non un handicap. Un grand merci à Élodie et Hélène de m'avoir prêté leurs yeux le temps d'une course. Sans elles, sans ces guides, nous ne pourrions pas vivre toutes ces belles aventures sportives ! "
Hichem Houama
“Sous un soleil radieux, l’ancien coureur de 400 mètres que je fus s’exerça à la longue distance, épreuve foncièrement différente du sprint, qui nécessite de la puissance et de la résistance sur une très courte durée. Fort heureusement, les encouragements tout au long du parcours m’ont permis de maintenir un mental optimal afin de ne pas faillir et d’achever l’épreuve sans trop de difficultés. Je souhaite également rendre hommage à mon guide Eric Dupuis sans qui rien n’aurait été possible !”
Yann Jallerat
“Mon pire chrono sur un semi, ma meilleure expérience ! Se sentir épaulé et encouragé par mes deux guides Vincent et Grégory pendant 2h30 m’ont rappelé combien le handicap pouvait être un moteur, je les entends encore me répéter « on lâche rien, on va au bout ! », et je crois que leur émotion était aussi grande que la mienne ! Rendez-vous pris pour l’an prochain !”
Rendez-vous à notre Journée Portes ouvertes !
Notre évènement est placé sous le parrainage de Martin Rochon, Directeur général de Okeenea, entreprise engagée dans la création de solutions d’accessibilité innovantes en voirie, dans les transports et dans les bâtiments.
Au programme, démonstration d’éducation par nos éducateurs et monitrices, de guidage avec nos maîtres et leurs chiens guides, avec nos familles d'accueil, ateliers de jeux et de sensibilisation à la déficience visuelle...
Possibilité de restauration sur place.
Retrouvez ici tout le programme !
Zoom sur un anniversaire, les 40 ans de l’Association
2025 est une année festive au sein de l’Association de Chiens Guides d’Aveugles de Lyon (ACGALCE), puisque tout au long de l’année, nous célébrons ensemble, les 40 ans de l’Association.
40 ans et plus de 400 chiens !
40 ans mais aussi plus de 400 chiens remis, puisqu’en 2024, l’association avait déjà fêté –dans les salons de l’Hôtel de Ville de Lyon- la remise de son 400° chien.
Une soirée studieuse, au cours de laquelle les élus en charge du handicap et de la condition animale, réunis en table ronde autour des membres du CA, des salariés, des bénévoles, des partenaires de l’association, et également de Michel Rossetti, président de la FFAC, avaient pu mettre en avant les actions engagées pour faire une place plus grande aux animaux au sein de la ville.
60 mesures basées sur 3 fondamentaux regroupées dans un plan pour la condition animale, mais aussi la réalisation de travaux de voirie, d’aménagements urbains (métro, gare, etc…) engagés par la collectivité pour améliorer l’accessibilité de toutes les personnes en situation de handicap, et rendre le quotidien et les déplacements des personnes déficientes visuelles et de leur chien plus fluides.
La soirée des 40 ans, le samedi 14 juin 2025 était d’humeur festive.
Notre prochaine journée Portes Ouvertes le sera tout autant, avec une rétrospective sur les 40 années écoulées, des photos, des témoignages, des souvenirs… Venez les partager avec nous !
La date est fixée comme chaque année le dernier dimanche de septembre. Cette année, ce sera le dimanche 28 septembre sur notre site de Misérieux.
Newsletter ACGALCE – Septembre 2025
Zoom sur un territoire : La Savoie
Chaque mois, dans cette rubrique, nous faisons la lumière sur une opération engagée par l’un des responsables des 11 territoires (départements) sur lesquels l’ACGALCE est présente.
Ce mois-ci, direction la Savoie, où notre représentante territoriale, Anne Verollet, accompagnée d’Yves-Henry Vandenabeele intervient auprès d’une collectivité très engagée en matière d’accessibilité, celle de la Ville de Chambéry.
« Il y a une vraie volonté de faire participer tous les acteurs du handicap aux commissions d’accessibilité ».
En tant que membre de la commissions communale d’accessibilité, notre rôle consiste à participer à des réunions formelles au sein de la collectivité, mais aussi très concrètement, à arpenter en « brigades » le terrain de la ville, divisé en quartiers et en thématiques, afin de relever puis de faire corriger ce qui peut l’être en matière de voirie et d’équipements.
L’objectif, pour les élus, est de consulter les usagers sur l’accessibilité des futurs aménagements et d’échanger sur la « phase travaux » pour s’assurer -en amont- que la voirie reste accessible pour chacun d’eux.
Anne participe au groupe « Accessibilité et handicap au centre-ville ».
Avec 8 autres personnes, accompagnée par son chien-guide Mustang, elle passe le centre-ville au crible des différentes formes de handicap (moteur, visuel, auditif, etc…)
C’est particulièrement intéressant car ce qui convient à une personne accompagnée d’un chien guide ne conviendra pas forcément à une personne en fauteuil ou à la canne par exemple ; ce qui renseigne sur la complexité de la prise de décisions des élus.
Ces déplacements, baptisés « balades urbaines » durent deux heures, et un important travail de collecte d’informations sur le relief du sol (présence de racines, d’ornières, etc.) est également réalisé.
A l’issue de celles-ci, un rapport assorti de photos est remis à la collectivité. Celui-ci peut être alors croisé avec le rapport d’autres groupes, comme celui qui travaille sur les pistes cyclables- par exemple- et ce croisement peut-être particulièrement riche en enseignements.
Cette façon de procéder interpelle les citoyens quand ils nous voient déambuler dans la ville. Il fait aussi évoluer le regard de chacun, à la fois sur la complexité à laquelle sont confrontés les élus, sur le regard que les citoyens portent sur le handicap, mais aussi, fait plus rare, sur le regard que les personnes handicapées portent les unes sur les autres.
Il est d’ailleurs aussi possible, pour chaque citoyen, d’alerter la collectivité via un formulaire en ligne sur la plateforme Simplici.
« Nous avons la chance d’avoir une collectivité hyper engagée et hyper réactive. Celle-ci publie d’ailleurs chaque année le bilan de ses travaux en matière d’accessibilité sur Youtube ».
C’est d’autant plus précieux, qu’aujourd’hui, avec l’évolution des modes de déplacement urbains, nous avons vraiment besoin de réapprendre à vivre ensemble.
Et vous, savez-vous si sur votre commune il existe une commission d’accessibilité ?
Elle est obligatoire dans les communes de plus de 5000 habitants depuis la loi du 11 février 2025.
Newsletter – Septembre 2025 – Photo : @Ville de Chambéry
















