Introduction

Zoom sur 1 binôme : Murielle & Silver

Zoom sur 1 binôme : Murielle & Silver

À une exception près, un labrador prénommé Hooker, Murielle, notre responsable du territoire de la Loire, a toujours eu des bergers allemands. Même s’ils ont tous leur petit caractère, elle aime une constante chez eux : la nature du berger qui veille sur son troupeau.

Silver est son 10e chien. Elle a eu le premier à 17 ans.

Lorsqu’il est arrivé dans sa vie, il y avait déjà Pixel et Ginger trop âgés pour continuer à la guider mais qu’elle n’aurait jamais pu abandonner ; ainsi que Raiponce la chatte, qui est restée cachée un certain temps dans le buffet, avant de risquer une patte dehors devant cet animal géant.

Un comportement de « grugeur » …

Bien que ce soit trois bergers allemands, alors que Pixel et Ginger donneraient leur vie pour Murielle, Silver, lui, ne pense qu’à jouer. Il se défile. Il sait qu’il ne fait pas ce qui est attendu de lui, mais il le fait quand même ! Pourtant son attitude ne trompe personne. « Il est comme ces gens qui -au boulot- font le minimum syndical » déclare Murielle, et de reconnaitre que ce tempérament ne convient pas à toutes les personnes déficientes visuelles car cela demande une vigilance et une fermeté extrêmes.

Ce comportement est accentué par le fait que Silver soit un mâle.

« Je n’ai jamais eu ce « je m’en foutisme » avec une femelle. Elles sont maternelles, elles se font du souci pour leur maître, alors que le mâle, à l’exception de Pixel, même s’il t’aime, pense d’abord à lui et suivra peut-être davantage le ballon ou la poubelle que toi. »

Un vrai gamin dans sa tête …

Silver est particulièrement intelligent, mais malgré ses 56 kilos, c’est un grand gamin et il adore jouer. Il oblige donc Murielle à être particulièrement vigilante et à anticiper chacun de ses mouvements, car s’il lui prend l’envie de démarrer au quart de tour, c’est déjà trop tard. Pour autant, c’est un chien avec qui elle se sent totalement en sécurité, et, pour un berger, c’est un chien très calme, alors que ce sont généralement des chiens qui montent facilement dans les tours.

« Les gens pensent que les bergers sont méchants, c’est faux. Ce sont des chiens extrêmement gentils ».

Un chien bien dans ses pattes qui n’a peur de rien

« Là ou Ginger va être sensible au point d’arrêter de manger quand je la laisse pour un week-end, Silver, lui, va manger sa gamelle et attendre que ça se passe. Par contre, s’il y a une bêtise à faire, il est là. Et s’il trouve un jouet, il va me guider avec son jouet dans la gueule. Mais en travaillant 😊 »

Silver a mis longtemps à s’attacher à Murielle. Mais elle sait combien l’attachement du berger est sincère et durable, ce qui est moins vrai avec d’autres races de chiens. Et c’est précisément ce qu’elle recherche chez un chien guide, afin de se sentir en sécurité.

Mais elle cherche aussi :

  • Une obéissance parfaite, le chien étant un facilitateur et non un poids au quotidien,
  • Une relation de confiance qui va au-delà du guidage, et dans laquelle chacun est là pour l’autre.

Alors, elle apprécie la personnalité de Silver. Il a son petit caractère, mais elle aussi. Il la gruge, elle le gruge. Et puis il est heureux de vivre, et pour elle, cela signifie zéro stress. Une relation gagnant/gagnante en somme.

Bons souvenirs de Brides-les Bains

Parmi les meilleurs souvenirs de Murielle avec Silver, ses cures à Brides-les-Bains sont en bonne place. Parce qu’ils partent tous les deux, mais aussi parce qu’il a su créer de petites habitudes et se faire des amies. Ainsi quand elle lâche sa laisse, c’est direction l’accueil où une boite de gâteaux l’attend tous les après-midis. Et puis, c’est à l’hôtel, à Brides, qu’elle l’a trouvé debout sur le lit en train d’essayer de gober les mouches au plafond.

Ou encore, qu’il s’est enfui par la porte de service à la suite du panier de linge sale pour rejoindre la piscine où elle se trouvait et où, après en avoir fait le tour -le personnel à ses trousses- non content de lui, une fois attaché à une chaise, il a mangé le déjeuner de la personne qui le gardait.

Bref, pour les bêtises, il est d’une réactivité extraordinaire !

« Dès que ce n’est plus moi qui suis aux commandes, je suis obligée de sécuriser le terrain ; car en une fraction de seconde, il a envisagé comment il pouvait tirer parti de la situation et s’est mis en action. Ce ne sont jamais des bêtises graves, c’est un jeu ! En fait, ce n’est pas un chien, c’est un clown ! Et si tu as le malheur de rire de ses bêtises, il remet le couvert. »

Au niveau relationnel, c’est un chien qui travaille très bien.

Selon Murielle, le berger est vraiment très proche de l’homme, ce qui n’est pas toujours le cas du labrador.

« J’ai parfois l’impression que le labrador travaille soit parce qu’il n’a pas le choix, soit parce qu’il va avoir sa croquette. Moi, j’ai envie d’avoir un chien qui saute en l’air quand il voit le harnais, qui ne me demande rien en échange, qui a juste envie de me donner de lui-même. »

Une démarche gagnant-gagnante

« Dans la vie, il y a parfois des choix difficiles à faire.

J’ai ainsi été obligée de confier deux de mes chiens et les deux fois, je l’ai regretté. Si un jour, je suis en appartement, j’attendrais le départ de mon chien guide avant d’en reprendre un autre. Aujourd’hui, en maison, je peux tous les garder. C’est pour ça que même avec Silver, j’ai gardé Pixel avec moi.

Les chiens me donnent beaucoup, mais je leur donne beaucoup aussi. C’est pour ça que je laisse de la place au jeu, que je leur donne de la liberté à la maison, que je joue avec eux régulièrement, je m’amuse beaucoup.

Il ne faut pas vouloir seulement recevoir. »