Réformé à l’âge de 18 mois, Upload est un labrador noir croisé golden retriever craintif qui, de ce fait, ne pouvait devenir chien guide.
Adopté par Michèle Jacquelin et son mari, il coule désormais des jours heureux, dans un village tout près de Mâcon.
Pourtant Michèle n’était guère optimiste quant à la possibilité d’obtenir un chien guide réformé, car ceux-ci sont rares, et l’Association essaie de leur confier un rôle social, en collaboration avec des partenaires, avant de les proposer à l’adoption. Mais cette famille, amoureuse des labradors, avait plus d’une corde à son arc !
Compte-tenu de la localisation de leur domicile, Michèle avait interrogé aussi bien l’association Woippy située dans l’Est, que l’Association de Chiens Guides d’Aveugles de Lyon et du Centre-Est (ACGALCE) située en région Auvergne Rhône-Alpes. Et, deux jours après, elle avait un retour de notre association ; positif.
Quelle belle vie elle allait pouvoir désormais offrir à Upload, désormais rebaptisé Sharly !
Quatrième chien de la famille après Max, Cannelle, et Boomer, Sharly peut en effet compter sur la patience et la bonté de ses nouveaux maîtres, engagés pour la protection animale, notamment auprès de la SPA.
« Acheter un chien est un non-sens » nous déclare Michèle, les refuges sont tellement saturés.
Sharly est le troisième chien qu’ils adoptent depuis leur retour en Métropole, où ils sont arrivés avec Max, à l’issue d’un séjour en Nouvelle Calédonie.
Et Max est le seul chien qu’ils ont eu petit. Cannelle, elle, leur a été confiée à l’âge de six ans par ses maîtres qui avaient dû reprendre une activité, tandis que Boomer, issu de la SPA, est arrivé chez eux à l’âge de trois ans ½.
« Nous étions sa cinquième famille » raconte Michèle et il a fallu de la patience pour le rassurer ; comme il en a fallu pour que Sharly se sente en sécurité avec nous, au point de se laisser caresser le ventre. En revanche, ce dernier est toujours aussi craintif avec les enfants.
Michèle a toujours eu des labradors. Elle aime leur caractère facile, leur côté rustique voire un peu têtu !
Elle qui a vécu enfant avec des chats a découvert les chiens lors d’un séjour en Angleterre, où, dans la famille qui l’accueillait vivait … Bruno, un labrador noir. Coup de foudre !
Quelques années plus tard, ceux-ci ne l’ont jamais quittée, malgré la douleur qui l’anime au décès de chacun d’eux.
« A chaque fois c’est un deuil » dit-elle, et, plus de 10 ans après son départ, elle a toujours du mal à parler de Max sans beaucoup d’émotion.
« Aucun chien ne remplace un autre chien ! ».
A chaque fois c’est une nouvelle personnalité, une nouvelle aventure qui commence…
Pour Michèle, le chien est le meilleur des antidépresseurs. « C’est le soleil quand il pleut » nous dit-elle, en nous rappelant cette citation de Gandhi :
« On peut juger de la grandeur et de la valeur morale d’une nation à la façon dont elle traite ses animaux »,
une phrase reprise par Matthieu Ricard en préface de son « plaidoyer pour les animaux ». Ou encore celle d’Alphonse de Lamartine :
« L’homme n’a pas deux cœurs : L’un pour les hommes, l’autre pour les animaux. On a un cœur ou on n’en a pas ».
Non contente d’aimer les animaux, Michèle les peint. Vous pouvez découvrir ci-dessous les portraits à l’huile de Max et Cannelle, à jamais dans son cœur.
Elle a beaucoup de gratitude pour l’Association de Lyon et du Centre-Est qui lui a confié Sharly, avec une mention toute particulière pour l’équipe du centre d’éducation et notamment : Laura, Alexandra et Cécilia.


